Après la signature, le 29 mai 2001 à Rennes, entre Jack Lang et Andrew Lincoln d'un protocole d'accord concernant l'intégration au sein du service public des écoles Diwan, l'avenir de ces établissements bilingues semblait tout tracé et offrait par la même occasion à la langue bretonne une reconnaissance officielle de son existence par l'état français. Seize mois plus tard et après de nombreux recours devant les différentes instances institutionnelles et juridiques de la part des deux antagonistes, les pro et anti-intégration, le ciel s'est quelque peu assombri pour ces établissements scolaires bretons atypiques qui pronent avant tout la diversité culturelle.
Attribution du statut public suspendu par le conseil d'état pour la seconde fois le 15 juillet dernier, la survie des écoles Diwan passe désormais par la solidarité afin de collecter les 300 000 euros qui permettront aux établissements scolaires de continuer à dispenser leur enseignement aux élèves dans les meilleures conditions possible.
La date butoir approchant à grand pas (fin de l'année 2002), c'est un véritable mouvement de résistance qui prend corps et se met en place avec le concours des parents d'élèves afin de sauver ce qui pourrait être considéré comme une exception dans le monde de l'enseignement actuel.
Appels aux donations (déduction des impots), organisations d'événements, les idées pour récolter quelques euros de plus ne manquent guère et c'est dans ce cadre que s'incrit tout naturellement et pour la seconde fois en deux ans, l'opération "100 oeuvres pour Diwan".
Destinés aux artistes bretons intéressés par la survie de la
langue bretonne, il leur est simplement proposé d'offrir une de leur oeuvre avant le 31 octobre 2002, date de cloture des dépôts.
Ces peintures, dessins et autres sculptures donneront alors lieu à l'édition d'un catalogue et feront l'objet d'une vente aux enchères à Carhaix pour le compte de l'association Diwan afin que leurs écoles poursuivent leur action.
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