Reposant sur quatre énormes massifs situés à l'intérieur de la chapelle, la première partie de la tour est ajourée sur tous ses côtés d'ouvertures rectangulaires. Juste au dessus de celles-ci se situent des moulures fractionnées et compartimentées dans des cadres rectangulaires renforçant ainsi son aspect élancé et le sentiment de légèreté. Puis viennent de fines ouvertures fendant la tour sur toute sa longueur, elles-mêmes encadrées de longues arcades. Nous parvenons enfin à la plate-forme surplombante qui supporte la flèche de plan octogonale ainsi que les quatre clochetons reliés par une balustrade élégamment sculptée et ajourée. Les clochetons à trois niveaux d'arches sont partiellement suspendus dans le vide et reliés à la flèche par des tirants de granit ce qui confère à l'édifice tout entier un certain équilibre et démontre une certaine audace architecturale.
Si la corniche voit ses quatre angles se prolonger par des gargouilles, elle se voit également parcourue au-dessous et sur tout son pourtour par une bande de "trilobes", ces formes qui ajourent de tous côtés la flèche principale et qui font d'elle une sorte de dentelle de pierre.
Pour achever ce portrait, il est à noter que la flèche comporte quatre lucarnes sur ses faces Nord, Est, Sud et Ouest d'une hauteur similaire à celle des clochetons.
La particularité du Kreisker, s'il en est une à retenir, est sans aucun doute la prudence dont à fait preuve l'architecte avec l'étroit escalier menant au clocher. En effet, celui-ci est réparti à tour de rôle dans chacun des massifs d'angle obligeant ainsi le visiteur en quête de panorama à faire le tour du clocher mais surtout a permis de contribuer à ne pas fragiliser l'édifice.
"... Début de l'article "Le Kreisker ou quand la copie surpasse le modèle..."
Tout commentaire jugé diffamatoire ou insultant sera supprimé. Pour toute conversation privée merci de bien vouloir vous adressez directement à la personne concernée. |
![]() |