En effet, le plus grand de leur représentant encore dressé est situé dans le nord du Finistère du côté de la pointe Saint-Mathieu en la commune de Plouarzel et mesure 12 mètres de haut (le menhir de Kerloas).
Si bon nombre de ces peulvans (ancien nom donné aux menhirs) ont été détruits ou ont subi de sérieux dommages dûs aux outrages du temps et de la météorologie, c'est aux hommes qu'ils doivent leur principale destruction.
Avec l'arrivée du christianisme au 5ème siècle et son avènement au cours de ceux qui suivirent, naquit une forme d'inquisition de la part des autorités religieuses envers ces blocs de granit, schiste et autres roches auxquels étaient attachés un culte ou une quelconque croyance.
Il fut donc entrepris un abattage systématique des menhirs quand celui-ci était matériellement possible ou ne risquait pas de braquer toute la population locale contre l'église.
Dans le cas contraire, la sagesse des hommes de foi les poussait alors tout simplement à intégrer au culte monothéïste ces blocs aux croyances payennes en les christianisant.
Les siècles s'écoulant et les moeurs changeant, l'abattage religieux cessa au profit d'une destruction basée sur le bénéfice et l'ignorance.
Ainsi en a-t-il été du cairn de Barnenez situé à Plouézoc'h (Finistère) sauvé in-extremis d'une totale destruction par le civisme d'un ouvrier de la carrière ouverte en son extrémité nord-ouest.
Bien qu'une large partie de l'édifice fut à jamais perdue, la restauration entreprise entre 1955 et 1968 sous la houlette de Z. Le Rouzic, P.R. Giot et des monuments historiques, permit de redonner vie à cet extra-ordinaire monument néolithique que nous allons vous présenter dans les pages à suivre.
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