Il ne s'agit pas ici de vous expliquer sous toutes les coutures la façon de construire des phrases en breton mais plutôt de vous en décrire quelques grandes lignes de fonctionnement. Un peu à l'image du français, le breton est une langue dite "à structure souple", c'est à dire qu'il est possible de débuter une phrase tant par le sujet que par le complement d'objet direct, l'adverbe ou encore le nom verbal.
En règle générale, on débute toujours une phrase par le mot auquel on souhaite attribuer le plus d'importance, puis vient invariablement en seconde position le verbe. Ce dernier s'intègre d'ailleurs dans la structure de la phrase à l'aide d'une particule verbale "e" ou "a" qui définit alors la relation syntaxique avec ce qui le précède.
Exemple :
Me a lenn levrioù bemdez (c'est moi qui lit des livres tous les jours)
"Me" (moi) est alors le sujet, "a lenn" le verbe et sa particule.
Dans le cas de cet exemple, le sujet (me) étant défini le verbe se trouve "bloqué" et ne présente pas de marque de personne. Il en va ainsi avec tous les pronoms personnels utilisés en qualité de sujet.
Par ailleurs, si nous débutons à présent cette même phrase par l'adverbe ou le complément d'objet direct, le verbe va alors prendre une marque de personne (dans ce cas précis, la 1ère personne du singulier) et voir le pronom personnel disparaître.
En effet dans la langue bretonne, si le sujet se trouve être un pronom personnel celui-ci ne peut être placé en aucun cas derrière le verbe et doit donc s'effacer au bénéfice de la marque de personne sur le verbe lui-même.
Exemples :
Levrioù a lennan bemdez (c'est des livres que je lis tous les jours)
Débutée par l'objet direct, le verbe se conjugue à la première personne du singulier en lieu et place du sujet "ME" qui a, quant à lui, disparu de la structure de la phrase.
Bemdez e lennan levrioù (Tous les jours je lis des livres)
Il en va de même pour la phrase débutée par l'adverbe.
La dernière règle que nous vous communiquerons avant d'en terminer avec ce dossier d'initiation qui nous l'espérons vous aura transmis l'envie d'en apprendre davantage sur la langue bretonne concerne la négation.
Il n'existe qu'un seul type de construction pour exprimer celle-ci. Notre phrase d'exemple mise à la négation prend donc la forme :
Ne lennan ket levrioù bemdez (je ne lis pas des livres tous les jours)
Ce qui est bien dommage...
a ... L'article
b ... Le genre
c ... Le nombre
d ... La relation d'adjectif épithète
e ... Les mutations de liaison
f ... Relation de complémentarité
g ... Le verbe
h ... Le verbe "être"
i ... Le verbe "avoir"
j ... La phrase
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