La légende d'Azénor (page 2/4) - Légendes de Bretagne : Armor, Argoat, korrigans, Is, Azénor, Marimorgan... - An Arvorig, la Bretagne vue autrement

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La légende d'Azénor (page 2/4)

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La légende d'Azénor (page 2/4)

A Brest, port de mer, se dressait le château d'un prince de Léon, dont Madame Azénor était la fille. Devant les louanges faites sur ses perfections, un comte, le comte Chunaire de Goëllo fit demander sa main en grandes pompes par des émissaires richements parés d'or et d'argent. Les noces eûrent tôt d'être célébrées quinze jours durant, quinze jours d'un bonheur inégalé pour la belle Azénor. Puis vint le temps de suivre son époux.

   Bientôt sa mère mourut et son père prit pour seconde épouse, une femme aussi mauvaise que la mer par jour de tempête...

   Huit mois s'étaient à peine écoulés depuis qu'Azénor était mariée et déjà, à longueur de mensonges et de noirceur sa marâtre avait convaincu le comte qu'il se trouvait trop tard pour lui de préserver sa couche. Elle s'efforça par jalousie et par haine, à faire accuser la malheureuse Azénor d'impudicité et d'abandonnement.

   Emparé d'un sentiment de déshonneur, le comte Chunaire fit reconduire son épouse à Brest, en l'enceinte du château de son père. Là, elle y fut enfermée dans la tour qui porte à jamais son nom, attendant d'être menée au bûcher.

   La pitié des gens était grande à l'entendre chanter et invoquer le pardon de dieu pour ses bourreaux, là-haut depuis sa tour ronde...

   Vint le jour du bûcher, mais jamais celui-ci ne voulut brûler dit la chanson. Devant tant de beauté et l'enfant qu'elle attendait, décida-t-on de lui faire grâce. Ainsi fut elle confiée à la mer dans une barque sans voile, ni rame, au gré des flots.

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Ajouté le 19/10/1999 à 14h14 Envoyer a un ami Imprimer
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