Bon nombre de marins ont signalé l'avoir rencontrée, accompagnée de l'enfant auquel elle avait donné le jour et destiné à la noyade, son fils Budoc. D'autres disent qu'il s'agissait d'un tonneau en lieu et place de la barque, dans lequel Azénor et son fils naviguèrent cinq mois protégés par un ange, avant d'accoster sur une grève d'Irlande. Grand fut l'étonnement des irlandais lorsqu'ils ouvrirent le tonneau et qu'ils virent surgirent de celui-ci, une belle femme et son enfant...
Cependant, face à la mort, la cruelle belle-mère avait avoué sa forfaiture, sans doute par peur des tourments de l'enfer. Le comte de Goëllo se mit alors en quète de retrouver sa femme. Il traversa nombre de mers, aborda moult pays, poursuivant sans relâche sa recherche.
Un jour enfin, il mit pied à terre aux îles de Bretagne et se trouva face à un garçonnet blond comme les blés et bleus les yeux, identiques à ceux qui illuminaient le doux visage d'Azénor. Budoc, son fils était face à lui. Et celui-ci le mena tout droit vers Azénor, sa mie, occupée au lavoir.
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