La légende de la ville d'Ys (page 2/5) - Légendes de Bretagne : Armor, Argoat, korrigans, Is, Azénor, Marimorgan... - An Arvorig, la Bretagne vue autrement

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La légende de la ville d'Ys (page 2/5)

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La légende de la ville d'Ys (page 2/5)

   Revenez, revenez au mois de mars, le vendredi de la Croix et vous verrez!... Elle est là, comme je vous le dis, là juste devant vous, au beau milieu de la baie....

   C'est ainsi que j'eus mon premier contact avec la cité engloutie. Une phrase, juste une simple phrase lancée avec conviction et affirmation par un vieil homme...

   C'est au mois de mars qu'elle a lieu, la grande marée, la marée de Saint-Guénolé. Plus exactement le vendredi de la Croix. Ce jour-là, la mer se retire si loin en baie de Douarnenez qu'elle laisse apparaître les vestiges d'une ville immense... Neuf lieues, neuf lieues couvertes de palais en ruines, de murs effondrés, de restes de chaussées pavées menant tantôt à Sein, tantôt à Carhaix. Cette cité, c'est Is!!!... Si je l'ai vu?!... Non... Point que ce ne soit un mythe, mais jamais je n'ai eu l'occasion de me rendre là-bas en ce jour précis...

   Dans les temps anciens, il y avait en Cornouaille armoricaine un puissant roi qui se nommait Gradlon, dit Gradlon-Meur, Gradlon le Grand... Veilli et rassasié par un début de règne païen, empli de gloires guerrières, celui-ci était devenu avec le temps l'ami du bien, s'efforçant de gouverner pieusement son royaume terrien dans la plus grande justice...

   En la sainte personne de Corentin, il avait trouvé le maître pour sa capitale de Kemper. Puis, il s'en était allé dans Is, auprès de sa fille unique, Ahès-Dahut, en qui il avait mis toutes ses complaisances... Nul homme ne sait si la cité fut un cadeau que voulut faire le roi à sa fille ou si Ahès la fit surgir des flots en invoquant quelconques sortilèges. Mais!... Les sept péchés régnaient en maître entre ses épais murs... Tout n'était que fêtes, liesses, plaisirs et débauches...

   On voyait arriver de toutes parts, des pays les plus lointains, princes et gentilhommes attirés par la renommée de cette cour. Gradlon les recevait avec amitié, et Ahès encore mieux...

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Ajouté le 19/10/2001 à 18h28 Envoyer a un ami Imprimer
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