Dans un premier temps, ses geôliers le privèrent de nourriture mais une pauvre femme du pays, trompant leur vigilance, partagea durant de longs mois quelques morceaux de pain noir avec celui-ci. Face à tant de résistance physique, pensaient-ils, ses gardiens décidèrent de l'empoisonner mais une fois de plus, n'eut point lieu le résultat escompté. Bien décidé à clore définitivement cette affaire, ils s'introduirent une nuit dans la cellule de Gilles et durant son sommeil, l'étranglèrent. Mais voilà, l'histoire pour autant ne s'arrêta pas là...
En effet, on raconte à travers le pays, que Gilles, peu de temps avant sa mort et persuadé qu'il n'échapperait nullement à ses assassins, parvint à se confesser. C'était au cours d'une nuit sans lune, au travers des épais barreaux du cachot qui le tenait prisonnier, qu'il le fit à un cordelier de l'Abbaye de Boquen, alerté par la paysanne qui l'alimentait.
Expliquant qu'il n'était qu'une innocente victime, il demanda au cordelier, une fois son décès constaté, d'aller trouver le duc et de lui dire qu'il le citait à comparaître devant le tribunal de Dieu, au quarantième jour suivant son trépas, puisqu'en ce monde il n'avait su l'entendre.
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