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La Bombarde, l'instrument du diable...

La Bombarde, l'instrument du diable...


La Bombarde, l'instrument du diable...

Qui est venue en Bretagne et n'a jamais entendu au détour d'un carrefour, d'un fest-noz ou plus simplement d'un bistrot, le son si caractéristique de la bombarde ?...

Bien souvent dénommé injustement biniou (en référence aux biniou kozh et biniou braz) par le néophyte, la bombarde se rattache à la famille des hautbois contrairement à son frère de jeu (toujours ce sacré biniou) qui lui ressemble à une cornemuse...

S'il est bien difficile de nos jours de se prononcer avec exactitude sur une date d'apparition et une quelconque origine de cet instrument, nous pouvons constater et affirmer une présence de la bombarde en terres bretonnes depuis au moins le 16ème siècle grâce aux sculptures et aux bas-reliefs religieux que nous ont laissé nos aïeux.

   Celle qui tire l'origine de son nom en breton (talabard) du mot "Talabao", c'est à dire "varcame ou tintamarre" fût longtemps considérée par les religieux comme un instrument diabolique et représenté en tant que tel, celui-ci permettant alors tout simplement à ses joueurs et à ses auditeurs de prendre quelques instants de plaisir ou de se lancer dans des danses effrénées...

   Instrument diatonique, c'est à dire qui ne peut jouer que dans une seule gamme, la bombarde se compose "généralement" de trois éléments.

   Nous trouvons tout d'abord en son sommet l'anche double qui se compose de deux lamelles de roseau fixées sur un tube de laiton inséré lui-même dans un matériau souple (généralement du liège) qui permettra de la maintenir en place dans l'instrument. C'est elle qui produit la vibration sonore que le reste l'instrument amplifiera et permettra de moduler.

   Le second et principal morceau de la bombarde se dénomme le corps. Son aspect peut varier selon les matériaux employés (ébène, buis...), sa tonalité (si bémol, do...) et la présence de clefs ou non. C'est la combinaison des obturations des trous qui permet de donner à la note sa hauteur, c'est à dire un son plus ou moins aigu ou grave.

   Le troisième et ultime élément s'appelle le pavillon. De forme conique, celui-ci peut également présenter de nombreux visages toujours selon les matériaux ou en fonction du fabricant (forme droite ou concave). Le rôle du pavillon est de permettre au son de se répandre.

   Pour achever notre présentation, sachez qu'il est bien difficile de jouer de la bombarde, que celle-ci requière de la part du talabarder (talabarderez s'il s'agit d'une femme) ou sonneur un "sacré" souffle et qu'il est plus communément logique de rencontrer celle-ci en duo avec son compère le biniou...


Avec l'aimable concours de Claude Nadeau - An Dud Nevez



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[1] il a rien sur la bombarde ...
par le 21/11/2007 à 11h34
il a rien sur la bombarde


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Ajouté le 05/03/2002 à 04h10 Envoyer a un ami Imprimer
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