Setu ! Edition du Vendredi 31 août Ce débat répondait à celui fait l'an dernier sur la collaboration pendant la guerre 1939-1945. Les témoins étaient présents étaient : Désiré Camus : président du groupe des médaillés de la résistance des Côtes d'Armor. Ancien responsable du maquis de Squiffec. Auteur de "On nous appelait terroristes". René Vautier : Entré collectivement en résistance quant il était aux Eclaireurs de France à Quimper. Reçoit la croix de guerre à 16ans. Cinéaste, autreur de "Pélerin Citoyen" et "Caméra citoyenne". Francis Massé : Combattant du maquis de Saint Marcel. Entré en résistance en 1942.
Etre jeune résistant
Les différents thèmes abordés n'ont pas tous été traités de façon égale. La première notion qui est apparue au début du témoignage est celle de la jeunesse. Mr Camus a voulu commencer en précisant qu'à l'époque, ils étaient "des jeunes gens comme tous les autres, qui pensaient à leur avenir et surtout aux filles". Le plus jeune était alors René Vautier puisqu'il n'avait que 12 ou 13 ans lorsqu'il est entré en résistance. Celui-ci a commencé dans les Eclaireurs de France en faisant des plans de casemattes allemandes, puis des relevés de beaux de munitions. Il raconte la voix pleine d'émotion comment il s'est retrouvé à jeter une grenade sur un allemand aussi jeune que lui. Depuis, son combat à lui se fait avec une caméra. Il a ensuite ajouté que l'on doit toujours savoir pour quoi et comment on se bat.
La collectivité a été également été un thème dominant de la discussion. Entre les différents réseaux structurés er les groupes d'action, il y avait un travail d'information, même s'il y avait très peu de moyens de communication. Ces informations circulaient par le biais de journaux clandestins de résistance comme "Le Front National du Patriote Français" dans lequel Désiré Camus a pris part.
Les groupes de résistance étaient très peu politisés. "Il y a eu tout de même, ajoute Mr Vautier, des mouvements autonomistes bretons, qui existaient avant la guerre, qui se sont adaptés à la situation pour tenter de faire passer leurs idées, et cela dès 1940".
De nombreuses questions ont été posées mais beaucoup sont restées en suspens, chaque participant ayant voulu conter son expérience et son vécu durant la séance. L'atelier s'est terminé par des questions du public sur des périodes troubles de la résistance ou qui ont ouvert sur d'autres débats : peut-on faire un parallèle entre la résistance 39-45 et les mouvements Corses ou Bretons ? Est-ce qu'un mouvement comme celui- des marins pêcheurs peut être considéré comme de la résistance ? Ces résistances ont-elles un avenir ?
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